Le 27 janvier 2026, le Maroc a officiellement révélé sa nouvelle orientation stratégique dans le domaine de l’offshoring, en présentant une vision ambitieuse jusqu’en 2030. L’objectif du Royaume est précis : multiplier par deux les bénéfices du secteur pour s’approcher des 40 milliards de dirhams et générer 270 000 nouveaux postes, dans l’intention de devenir un centre majeur du transfert de services en Afrique et dans la zone euro-méditerranéenne.
Cette dynamique s’aligne sur l’application des directives d’une circulaire émise par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, fin 2025, visant à organiser et à moderniser l’offre nationale de l’offshoring.
Lors de cette réunion, la ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement en charge de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah, a mis l’accent sur le fait que le Maroc renforce progressivement son rôle en tant que plaque tournante stratégique du offshoring, dans un environnement mondial caractérisé par d’importantes évolutions économiques et technologiques.
Des collaborations structurantes entre le public et le privé
Plusieurs accords ont été signés lors de la cérémonie entre divers ministères gouvernementaux et le secteur privé, traitant en particulier de l’emploi, de la formation et de l’établissement de nouveaux espaces consacrés à l’accueil de projets et d’entreprises opérant dans le domaine.
Comme l’a souligné la ministre, ce projet a pour objectif de revitaliser l’offre nationale d’offshoring, en ligne avec la vision du Roi Mohammed VI. Cette dernière met l’accent sur l’importance de la transformation économique, de l’ouverture aux marchés internationaux et de la création d’emplois qualifiés comme étant des priorités stratégiques majeures pour le pays.
Elle a souligné que le Maroc a réussi à séduire plus de 1 000 sociétés internationales, en raison de sa stabilité macroéconomique, de l’excellence de ses infrastructures et de la compétence du capital humain national, mettant en lumière la foi des investisseurs dans l’environnement marocain.
Un domaine qui s’est affirmé comme un élément clé du numérique à l’échelle nationale
L’offshoring est désormais un élément central de l’économie numérique au Maroc. Vers la fin de 2024, il était enregistré qu’il y avait 148 500 postes stables, avec une augmentation nette de 18 500 par rapport à l’année 2022. En ce qui concerne les exportations de services, elles ont atteint un niveau jamais vu auparavant, avec un montant de 26,22 milliards de dirhams.
Simultanément, l’industrie subit une transformation structurelle considérable : le déclin graduel des activités conventionnelles va de pair avec une ascension notable des professions à grande valeur ajoutée, en particulier dans les secteurs du numérique de pointe. Conformément à cette démarche, nous avons accéléré nos programmes de formation et mis en place des centres de recherche, développement et innovation tels que les instituts JAZARI et CIC, dans le but de développer des compétences hautement qualifiées.
Une perspective 2030 centrée sur la valeur et la spécialisation
Le Maroc vise désormais à redéfinir qualitativement son offre : en augmentant sa valeur, en se spécialisant davantage et en renforçant son attractivité auprès des principaux acteurs du numérique mondial. Cette approche s’appuie sur des outils de gouvernance définis, y compris le contrat-programme 2024–2030 qui établit un lien entre l’État et le secteur privé.
La ministre a souligné trois axes structurants :
Le capital humain, l’infrastructure et et un environnement incitatif stable.
Elle a aussi mis l’accent sur l’importance d’une adéquation entre la formation et les exigences concrètes du marché, d’un aménagement territorial équilibré et d’une stratégie de visibilité claire pour les investisseurs.

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