Depuis le printemps arabe, la Tunisie n’est plus que l’ombre d’elle-même. Jadis considérée comme le fleuron de l’économie nord africaine, le pays sombre peu à peu dans le chaos.
Des milliers de tunisiens sont dans la rue depuis la mi-aout. Les revendications? La démission du président Kais Saied, jugé responsable de la situation catastrophique du pays. Coupure d’électricité, pénuries d’eau, atteintes aux libertés … la société tunisienne ne sait plus ou donner de la tête.
Il y a quelques jours, les mouvements sociaux ont pris encore plus d’ampleur du fait de la pénurie d’eau potable. Résultat? les camions qui transportent cette denrée vitale sont tout simplement pris d’assaut.
Absentes des rayons dans l’ensemble des commerces, la pénurie d’eau minérale a été accentuée par les vagues de chaleur mais aussi par les coupures d’électricité. Les usines ont du arrêter la production d’eau en bouteille, ce qui a nettement baissé les stocks disponibles.
Au niveau règlementaire, l’adoption de la loi n°2024-41 a profondément boulversé le fonctionnement des grossistes et des distributeurs. Pour limiter la spéculation, le gouvernement a voté une loi qui interdit d’utiliser les chèques postdatés. Les distributeurs ne peuvent donc plus acheter à crédit, dans un contexte ou les banques sont particulièrement frileuses pour octroyer des crédits. Pris entre le marteau et l’enclume, ils ne peuvent désormais plus assurer des stocks capable d’absorber les variations de la demande. Il a donc suffit de quelques degrés de plus sur le thermomètre pour déclencher une pénurie d’eau et des mouvements sociaux dans tout le pays.



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