L’aquaculture marine pourrait susciter près de 2 milliards de dollars d’investissements privés au Maroc, tout en créant approximativement 75 000 postes de travail. Selon la Banque mondiale, il y a déjà un potentiel existant, mais celui-ci est entravé par les licences et diverses contraintes réglementaires.
Selon le Country Private Sector Diagnostic 2026 de la Banque mondiale, l’aquaculture marocaine présente un potentiel d’investissements privés à moyen terme s’élevant à 1,96 milliard de dollars. Elle évalue les possibles créations d’emplois à 20 848 directs et 54 204 indirects, ce qui représente légèrement plus de 75 000 en total.
Ces emplois seraient distribués entre les différents secteurs tels que l’élevage, la transformation, la logistique, la fabrication de nourriture et les divers services indispensables à l’évolution de la filière.
L’estimation s’appuie sur environ 24 000 hectares de régions côtières et offshore déjà préidentifiés par l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA), mais qui demeurent largement sous-exploités. L’hypothèse principale présume que 75 % de ces zones obtiennent leurs permissions et deviennent actives, avec des opérations fonctionnant en moyenne à 50 % de leur potentiel autorisé.
Donc, la Banque mondiale ne considère pas ces deux milliards de dollars et ces soixante-quinze mille postes comme une certitude. La réalisation de ces projets est conditionnée en grande partie par une accélération des processus d’autorisation, une amélioration de l’accès aux terrains côtiers et l’élimination de certaines restrictions qui font grimper les coûts de production.
Dans un scénario optimal, le potentiel pourrait être nettement plus grand. Si toutes les zones sélectionnées étaient entièrement mises en valeur, les investissements pourraient franchir le seuil de 5,2 milliards de dollars et maintenir plus de 55 000 postes de travail directs et approximativement 144 000 indirects. Toutefois, la Banque mondiale adopte un scénario de référence plus prudent estimant à 1,96 milliard de dollars et environ 75 000 postos d’emploi.
Ainsi, pour le Maroc, le défi consiste moins à découvrir de nouvelles zones offshore qu’à réussir à exploiter celles qui ont déjà été reconnues.



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