L’ONEE a récemment initié une étude visant à augmenter la capacité de dessalement à Laâyoune. Le but? Obtenir un flux additionnel de 300 l/s d’ici 2050 par le biais de la technologie à osmose inverse. Ce projet englobe la mise à jour du processus de collecte d’eau de mer, l’installation de 10 kilomètres de pipelines d’adduction, ainsi que la mise en place de systèmes de télégestion. Cette opération repose sur une évaluation des infrastructures existantes et une étude environnementale pour assurer une indépendance en matière d’eau durable.
Dans le but de répondre à la demande grandissante en eau potable de Laâyoune et de ses environs, l’ONEE a initié un projet d’extension de l’usine de dessalement d’eau de mer pour améliorer l’approvisionnement en eau potable (AEP). La mise en œuvre de ce projet se fera par le biais d’une nouvelle installation de dessalement par osmose inverse située près des unités de dessalement déjà en place. La future station sera approvisionnée en eau brute par une prise d’eau de mer directe (actuellement en construction), qui est également destinée à servir toutes les stations de dessalement déjà en place. Le système d’approvisionnement en eau potable de la cité et de divers centres périphériques tels que Foum El Oued, El Marsa et le village de pêche Tarouma, s’appuie actuellement sur une combinaison de l’ancienne station de dessalement d’eau de mer de Laâyoune capable de produire 300 l/s et de la nouvelle station, également d’une capacité de 300 l/s.
En plus de cela, il y a les forages réalisés sur le champ de captage de Foum El Oued, composé de plusieurs puits. Ceux-ci sont prévus pour assurer une production d’environ 95 l/s en 2026, bien que cette capacité ait tendance à diminuer progressivement en raison des contraintes liées à la ressource (surexploitation de la nappe aquifère). En outre, en complément du dispositif, sont incluses trois stations monobloc de déminéralisation avec une puissance de production combinée de 30 l/s, ainsi que des puits d’eau saumâtre capables de produire 40 l/s. Il convient de mentionner que les stations de dessalement sont actuellement ravitaillées par des forages côtiers. Un projet est en cours pour les approvisionner par une prise d’eau de mer directe, et les travaux nécessaires sont actuellement en cours.
Cette nouvelle initiative d’élargissement, conçue pour augmenter le débit de 300 l/s d’ici à 2050, a pour objectif non seulement de anticiper le manque à venir, mais également d’établir une indépendance hydrique durable. L’analyse, qui a un coût de services estimé à 1,29 MDH, s’inscrit dans une perspective de planification à longue échéance, tenant compte de la croissance démographique et du progrès industriel de cet élément urbain en forte croissance. Techniquement, l’étude envisagée ne se focalise pas uniquement sur l’édification de l’unité de production, mais couvre l’ensemble du processus hydraulique, de l’extraction de l’eau brute jusqu’au stockage définitif.



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