Avec une puissance hydroélectrique de 2,59 gigawatts (GW), le Maroc se classe neuvième parmi les dix principaux producteurs d’hydroélectricité en Afrique en 2025, d’après les informations récemment diffusées par l’Energy Research Unit (ERU), un institut de recherche localisé à Washington.
La place du Maroc reflète le succès de sa stratégie énergétique, dont l’objectif est de varier son ensemble de sources d’énergie électrique. Sur le terrain, cette approche se concrétise par des investissements audacieux dans l’élaboration de barrages et de centrales d’hydroélectricité. Ils offrent non seulement la possibilité de générer de l’électricité, mais aussi de gérer les ressources hydriques, essentielles pour l’agriculture et la fourniture d’eau potable.
Cette position est déterminée dans un contexte où il y a une expansion générale des capacités hydroélectriques en Afrique. En 2025, le continent a ajouté environ 4,3 GW à ses capacités existantes, ce qui a porté sa capacité totale à 52 GW, y compris les installations de pompage-turbinage. Durant la même période, la production d’électricité provenant de cette source renouvelable s’est approximativement élevée à 179 térawattheures (TWh).
Même si ces chiffres sont impressionnants, ils révèlent une réalité complexe. Alors que l’Afrique détient le potentiel hydroélectrique le plus important encore non exploité à l’échelle mondiale, elle présente simultanément un taux de consommation d’énergie par personne et de raccordement à l’électricité particulièrement bas. Cela souligne l’impératif de mettre à jour les infrastructures actuelles.
L’Éthiopie est en tête du classement africain
Quant au classement, l’Éthiopie reste en tête, occupant toujours la première place sur le podium africain avec une capacité de 9,97 GW. En une seule année, le pays a augmenté sa capacité de 3,95 GW, ce qui lui confère la troisième position mondiale en termes de capacité additionnelle installée.
L’Angola se place au deuxième rang avec une capacité stable de 3,89 GW, identique à celle de 2024, et envisage une tendance positive à la mi-2027, moment où la centrale de Caculo Cabaça, qui a une capacité de 2,17 GW, sera opérationnelle.
Avec une capacité stable de 3,61 GW, l’Afrique du Sud conserve toujours sa troisième position. Avec 3,22 GW, la République Démocratique du Congo se positionne au quatrième rang, alors que la Zambie, ayant augmenté sa capacité de 3,16 GW en 2024 à 3,18 GW en 2025, tient la cinquième place.
Le Nigeria occupe la sixième position avec une capacité de 2,97 GW, ce qui représente une augmentation de 120 mégawatts par rapport aux 2,85 GW notés l’année précédente. Quant à l’Égypte, elle maintient sa position de septième du classement africain avec une capacité stable de 2,83 GW. Elle se positionne devant la Tanzanie, classée huitième avec 2,72 GW, suite à l’incorporation de 18 MW.

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