Issam Ahabri, le porte-parole de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), a exposé jeudi à Rabat l’état d’avancement de la Stratégie Forêts du Maroc 2020-2030, qui reflète la Vision Royale pour un développement durable des forêts nationales.
Initiée en 2020 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette initiative cherche à moderniser et renforcer la compétitivité du secteur forestier, par le biais d’une démarche intégrée centrée sur la durabilité, la gouvernance participative et la valorisation des ressources naturelles.
Elle se base sur quatre piliers majeurs. Le premier point porte sur la réinvention de l’approche participative, qui place les utilisateurs au centre de la gestion forestière, les considérant comme des alliés essentiels pour la préservation et l’exploitation durable des espaces.
Le second axe concerne la distinction et l’évolution des espaces en fonction de leur fonction, dans le but d’ajuster les méthodes de gestion entre parcs nationaux, zones préservées et forêts productives, en tenant compte de la préservation des écosystèmes et de l’optimisation des ressources.
Le troisième pilier prévoit une révision institutionnelle en transformant le secteur en une agence spécialisée, avec un cadre légal révisé, dans le but d’améliorer la performance, la flexibilité et l’engagement dans les partenariats.
Le quatrième pilier s’attache à la mise à jour du domaine d’expertise, notamment par le biais de la numérisation, de l’innovation et de l’investissement, afin de garantir une gestion efficiente des près de neuf millions d’hectares de forêts au sein du Royaume.
En outre, la stratégie comprend 17 programmes opérationnels qui englobent divers projets, tels que l’établissement de nouveaux groupes d’animateurs territoriaux, l’instauration d’institutions forestières locales, l’encouragement de politiques incitatives pour les utilisateurs, ainsi que l’extension des collaborations dans le domaine forestier sur des milliers d’hectares.
Elle comprend aussi la mise en valeur des parcs nationaux, la lutte contre la désertification, un grand programme de reboisement de 600 000 hectares, et la numérisation des services forestiers.
Parmi les autres initiatives, on note la mise à jour des méthodes de sylviculture, la refonte de la législation, la réorganisation des ressources humaines et l’établissement d’un centre de formation et de recherche réunissant les principaux acteurs du domaine.

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