Le Groupe OCP, par le biais de sa branche nord-américaine OCP North America, envisage de démarrer un important projet industriel aux États-Unis. Ce dernier est conjointement organisé avec la coopérative d’agriculture américaine CHS. L’objectif est d’établir et de gérer une usine de production d’engrais phosphatés en Louisiane, représentant un investissement potentiel de 450 millions de dollars.
L’objectif de ce projet est d’accroître la fabrication locale d’engrais aux États-Unis et de diminuer la dépendance du marché américain vis-à-vis des importations. On prévoit que sa capacité de production excédera un million de tonnes métriques annuellement.
Ce projet est d’une grande importance pour le marché américain, car il représenterait la première nouvelle installation de fabrication d’engrais de ce genre érigée aux États-Unis depuis 1984. C’est dans ce contexte que cette démarche est entamée, alors que les stocks de phosphate aux États-Unis diminuent et que la nation est tributaire des importations pour satisfaire près de 40% de sa demande.
D’après les deux sociétés, dès qu’elle sera opérationnelle, la nouvelle installation pourrait diminuer la dépendance des États-Unis vis-à-vis des importations d’engrais phosphatés de plus de 48%, renforçant ainsi la sécurisation des fournitures et limitant l’exposition des fermiers américains face aux perturbations des marchés internationaux et aux chaînes logistiques.
Dans le contexte de la collaboration projetée, le Groupe OCP fournirait l’usine en acide phosphorique en tirant parti de son savoir-faire mondial et de ses ressources liées à l’industrie des phosphates, pendant qu’OCP North America et CHS se chargeraient de la vente et de la diffusion des produits finis grâce à leurs réseaux aux États-Unis.
Kevin Kimm, PDG d’OCP North America, a souligné que ce projet représente une avancée significative dans la démarche de l’entreprise en faveur de l’agriculture américaine. Il a mis l’accent sur l’objectif du partenariat avec CHS, qui est de développer des infrastructures durables, capables d’accroître la sécurité alimentaire aux États-Unis et de fournir aux producteurs un approvisionnement fiable en engrais à l’échelle nationale.
Quant à Jay Debertin, le PDG de CHS, il a souligné que ce projet offrait une opportunité de rapprocher la production d’engrais des fermiers américains et du système coopératif agricole. Cela contribuerait à renforcer la stabilité de l’approvisionnement et à générer plus de valeur pour les agriculteurs.
Une fois les autorisations réglementaires et les validations de financement accordées, on estime que la construction prendra près de 24 mois.



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