Le Maroc intensifie le développement de son secteur légal du cannabis. En 2025, les autorités ont délivré plus de 4 100 licences supplémentaires pour des applications médicales et industrielles, attestant de la croissance de la production domestique et d’une réelle avancée sur le marché mondial.
L’Agence nationale de réglementation des activités liées au cannabis (ANRAC) présente un rapport quantitatif particulièrement vigoureux pour l’année passée. D’après le directeur général Mohamed El Kharrouj, on a délivré 4 147 nouvelles autorisations durant l’année 2025, comparativement à 3 371 en 2024. Cette accélération a porté le nombre total de licences en vigueur à 5 765 à l’échelle du royaume. Pour être plus précis, la grande majorité de ces autorisations (5 492) est attribuée à l’agriculture, bénéficiant ainsi à 5 318 agriculteurs, tandis que 273 licences sont exclusivement réservées aux opérations de transformation, de vente et d’exportation.
Cette organisation du secteur se manifeste naturellement par une augmentation des volumes agricoles. En 2025, la production globale de cannabis sec s’est élevée à 19 576 quintaux (comparé à 18 810 quintaux l’an dernier), provenant d’une superficie totale de récolte de 3 141 hectares cultivée par 4 776 agriculteurs. En plus de cette organisation locale, le Maroc parvient à réussir sur la scène internationale. Effectivement, les produits marocains dérivés du cannabis légal ont consolidé leur position dans plus de sept nations à travers le monde, notamment en se rendant en France, en Suisse, en République tchèque, au Luxembourg, au Portugal, en Australie ainsi qu’en Afrique du Sud.
Cette expansion industrielle et médicale est directement liée au plan d’action révélé en juin 2022 et à la législation régissant ces applications, qui a pris effet le mois suivant. Bien que les autorités se réjouissent de ce nouvel afflux économique qui contribue à organiser le secteur, certains détracteurs restent méfiants à l’égard de cette législation, mettant en garde contre les dangers potentiels d’une éventuelle expansion de ces cultures.

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