Le Maroc insiste sur son engagement à fortifier la cybersécurité sur tout le continent africain. Abdellah Boutrig, directeur général de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), a mis en évidence à Rabat le désir du Royaume de continuer à soutenir les initiatives visant à sauvegarder les infrastructures numériques du continent et à renforcer les aptitudes dans ce domaine.
Cette approche s’inscrit dans une dynamique de collaboration poussée à son niveau le plus élevé, avec pour objectif de construire une Afrique plus unie et capable de contrôler son développement numérique. Dans ce cadre, les instances nationales de cybersécurité jouent un rôle central, en se posant comme des piliers de la gouvernance et en étant des acteurs majeurs dans la coordination régionale.
Une collaboration plus que nécessaire
En réponse à la recrudescence des menaces dans le cyberespace, la cybersécurité se confirme comme un ressort crucial pour le maintien de la stabilité économique et la confiance envers les services numériques. Le dirigeant a souligné l’importance pour les États d’améliorer leurs compétences en matière de prévention, de détection et de réaction, condition primordiale pour assurer leur souveraineté numérique.
Il a aussi souligné que ces enjeux transcendent les limites nationales, faisant d’une réaction commune une nécessité. Dans le but de garantir la sûreté du cyberespace en Afrique, la priorité est donnée à l’échange d’expertises, à la discussion d’informations et à l’établissement de procédures communes.
Dans cette perspective, un programme de formation spécifique au leadership en cybersécurité a été initié, mettant en évidence la volonté d’améliorer les aptitudes à l’échelle du continent. L’idée est de rassembler les actions des institutions, des partenaires et du secteur privé pour créer un écosystème numérique plus sécurisé et résistant au bénéfice des citoyens et des économies en Afrique.

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