Allant de Fnideq, à Tanger, ce tronçon est particulièrement animé durant la saison estivale en raison de ses stations balnéaires prisées et de son rôle d’axe majeur conduisant à la frontière avec l’enclave espagnole de Ceuta. Ces derniers jours, une attention accrue et le déploiement supplémentaire de forces de sécurité ont été observés le long de cette route.
Récemment, la tentative de milliers de candidats à la migration illégale en Espagne, passerelle vers l’Europe, a fait les gros titres internationaux. De plus, un appel à une nouvelle fuite de masse des jeunes sur les réseaux sociaux, prévu pour le 15 août prochain avec la même méthode d’organisation, a été lancé. Suite à ces événements, une alerte de niveau rouge s’est déclenchée au sein de tous les services civils et militaires.
Ainsi, des unités complètes ont été déployées le long des axes routiers dans le nord du Maroc dans le but d’instaurer un quadrillage de contrôles permanents sur les moyens de transport, avec une concentration particulière autour de la ville de Fnideq. Cette ville est devenue l’épicentre de ces départs massifs, en raison de son environnement forestier propice aux refuges et de sa proximité avec la mer. Ces facteurs facilitent la préparation pour l’assaut programmé qui doit avoir lieu entre la nuit du 14 et le 15 août pour franchir la frontière maritime. De l’autre côté, en Espagne, des préparatifs similaires à ceux réalisés au Maroc sont en cours pour éviter d’être surpris comme lors des récents événements. Ces derniers ont vu plus de 70 000 Marocains, jeunes et vieux, se précipiter vers Ceuta dans des circonstances indéfinissables, pour ensuite être renvoyés.
Les jours à venir se présentent donc comme cruciaux et comme une épreuve significative pour la collaboration des services de sécurité des deux nations, dont les lacunes relevées ont donné lieu à des quiproquos et des méfiances qui continuent d’influencer les rapports entre Madrid et Rabat, les entraînant dans une tourmente.



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