Selon un rapport intitulé « Perspectives de l’OCDE sur l’intégrité et la lutte contre la corruption 2026 », publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Maroc a affiché des résultats remarquables en ce qui concerne l’intégrité publique et la lutte contre la corruption. Le rapport souligne les progrès notables du Royaume dans divers secteurs importants, y compris le plan stratégique de prévention, le financement politique, l’accès à l’information et la clarté des actions gouvernementales.
Selon ce rapport, le Maroc répond à 73% des indicateurs liés à la robustesse du cadre stratégique sur l’intégrité, comparativement à une moyenne de 38% pour les pays membres de l’OCDE. En termes de mise en œuvre, le Royaume affiche un taux de 53%, comparativement à une moyenne générale au sein de l’organisation qui ne dépasse pas 32%. Selon l’OCDE, ces résultats reflètent une dynamique constante en faveur de l’amélioration des dispositifs de prévention et de contrôle.
Le Maroc se démarque aussi dans le secteur du financement de la politique. Selon le rapport, le Royaume est entièrement conforme (100%) aux normes concernant la réglementation du financement politique, tant en termes de cadre juridique que de mise en œuvre. Pour donner un ordre de grandeur, les pays membres de l’OCDE obtiennent des scores respectifs de 76% pour le cadre juridique et de 58% pour l’application. L’entité met donc en avant la sévérité du système marocain, basé sur des principes stricts qui proscrivent notamment les dons anonymes, les apports provenant de pays ou d’entreprises étrangères, ainsi que les fonds issus d’organismes publics. Des limites sont aussi imposées aux contributions individuelles durant les campagnes électorales. Selon le rapport, tous les partis politiques au Maroc ont l’obligation de soumettre des rapports financiers et électoraux annuels. Il semblerait qu’ils aient tous respecté cette exigence en déposant leurs documents dans les temps prescrits par la loi. Le Conseil supérieur des comptes est responsable de la diffusion de ces rapports via une plateforme en ligne, et il détient également l’autorité de punir les infractions détectées.
Accès à l’information et transparence des données publiques
L’OCDE souligne également les avancées du Maroc dans le domaine de l’accès à l’information. Dans ce domaine, le Royaume atteint 78% des normes internationales d’ordre normatif et 54% en matière d’application, comparativement à des moyennes de 72% et 62% respectivement pour les membres de l’organisation. Le rapport souligne que le Maroc a établi une loi spécifique qui assure le droit à l’accès à l’information et établit la transparence des données publiques.
D’après le document, la Commission du droit d’accès à l’information occupe une position clé dans le soutien aux citoyens, l’émission de conseils et la diffusion de rapports annuels concernant l’application de ce droit. Selon toujours l’OCDE, cette structure institutionnelle aide à établir une culture axée sur la transparence au sein de l’administration. Le rapport met aussi en exergue le rôle de l’Agence de développement numérique dans la modernisation des services publics et la mise en avant des politiques de données ouvertes. Ces actions contribuent à l’amélioration de la gouvernance publique et à l’extension de l’accès des citoyens à l’information.
D’un point de vue institutionnel, l’OCDE souligne que le Maroc a établi la Commission nationale de lutte contre la corruption en 2017. Cette entité est décrite comme un organe directeur responsable de superviser l’exécution de la stratégie nationale, d’approuver les rapports d’évaluation annuels et de suggérer des initiatives pour renforcer la coopération internationale.
Le rapport souligne aussi l’importance de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, qui est chargée de coordonner et de suivre les politiques publiques dans ce domaine. De plus, elle publie des études et des recommandations visant à renforcer le système national d’intégrité.

Laisser un commentaire